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Photos Philippe Hoch

Portant sur quelques «aspects de la vie intellectuelle et culturelle dans la Lorraine annexée», les 29e Journées d'études mosellanes, organisées à Metz les 17 et 18 octobre 2008, ont accordé une place notable à l'architecture et aux arts décoratifs de la période allemande, non seulement à Metz, mais aussi dans d'autres parties de la Lorraine mosellane, en particulier Thionville et le Saulnois.

Aujourd'hui, les édifices construits à l'extrême fin du XIXe siècle ou dans les premières années du XXe forment le témoignage le plus durable d'une époque par ailleurs souvent oubliée. La gare de Metz, tout juste centenaire, symbolise par excellence un style autrefois honni, aujourd'hui considéré avec intérêt, voire fierté.

Une inspiration puisée dans toute l'Europe

Un tel jugement peut s'étendre à toute la Nouvelle Ville de Metz, cette Neustadt qui s'est dressée en quelques années pour ainsi dire ex nihilo, puisque des terrains presque entièrement vierges, alors propriété de l'armée, ont été utilisés pour la construction d'immeubles, de services, etc. qui témoignent d'une incroyable diversité architecturale et stylistique puisant son inspiration dans toute l'Europe.

En complément et illustration de sa communication sur «la résistance à la germanisation par l'architecture et les arts décoratifs», Christiane Pignon-Feller a guidé, en guise de conclusion des journées d'étude, une visite guidée de la Nouvelle Ville, à partir de la gare, par l'avenue Foch, la place Saint-Thiébaut et le Palais du Gouverneur, sous un magnifique soleil qui jetait sur les façades une lumière propre à les mettre en valeur. - Ph. H.