Johannes_Schmitt

Dr Johannes Schmitt

(Photo Philippe Hoch)

Le Dr Johannes Schmitt, ancien président du Historischer Verein für die Saargegend (HVS), a ouvert, le 25 septembre dernier, le programme de communications présentées lors de la 7e Rencontre interrégionale d'histoire transfrontalière organisée cette année par la SHAL. 

«Libertés françaises ?» À propos des «réunions» des XVIIe et XVIIIe siècles en Sarre

Entre 1680 et 1697, existait à la frontière orientale du royaume de France la «Province de la Sarre», qui avait en fait été créée par des «réunions» à la France de territoires considérés autrefois comme «français». Les souverainetés impériales y avaient été retirées et «médiatisées». En contrepartie, les paysans avaient obtenu des droits : le servage fut supprimé, les corvées réduites et les corvées «sans mesure» totalement écartées.

Lorsqu'en 1697 la province de la Sarre fut à nouveau dissoute, ces «libertés françaises» devaient également être annulées. Ce contre quoi se produisirent, dans la région de la Sarre, des protestations et des conflits avec les sujets, qui eurent lieu dans des principautés plus petites le long de la Sarre : à Saarwellingen, Hüttersdorf/Buprich, Dagstuhl et Illingen. On en arriva même à des procès auprès de la Cour d'appel impériale. Les sujets ne purent cependant faire aboutir leurs revendications.

À l'automne 1792, dans le bailliage de Schaumburg du duché de Pfalz-Zweibrücken, au nord de la région sarroise, les ressortissants saisirent la chance que leur offrait le «décret de libération» du 19 novembre : ils voulaient à nouveau être unis, «réunis» à la France, pour obtenir les libertés françaises, de la même manière que la Constitution révolutionnaire les avaient déjà accordées à leurs voisins français. Les adresses de réunion aboutirent à Paris à la Convention qui, le 14 février 1793, intégra en partie le bailliage à la République française.

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