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De gauche à droite : Pierre Brasme, président de la Société d'Histoire de Woippy ; Philippe Hoch, président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine ; François Roth, professeur émérite à Nancy-Université (photo SHW)

Invité par la Société d'Histoire de Woippy, à laquelle s'était associée la SHAL, le professeur François Roth a retracé l'itinéraire - mosellan, français et européen - de Robert Schuman, lors d'une conférence prononcée le 13 mars dernier, qui draina comme à l'accoutumée un public aussi fidèle qu'attentif.

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À l'issue des paroles de bienvenue de Pierre Brasme, président de la SHW, et après la présentation du conférencier par Philippe Hoch, président de la SHAL, François Roth évoqua le milieu familial de Robert Schuman, sa jeunesse marquée par une formation reçue dans les meilleures universités allemandes - la Lorraine était alors annexée à l'Empire - et couronnée par un doctorat en droit, son installation à Metz comme avocat et son implication, dès ces années-là, dans les mouvements de l'Église catholique. La foi chrétienne de Schuman représente en effet un des traits essentiels de son identité et l'un des moteurs de son action politique et sociale.

Père de l'Europe

Après avoir rappelé les premiers mandats de Schuman dans l'entre-deux-guerres, sa captivité et l'évasion qui s'ensuivit pendant la Deuxième Guerre, François Roth traita de la carrière ministérielle de Schuman qui fut, on le sait, notamment Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Aujourd'hui, c'est surtout son action en faveur de l'Europe, dont il est devenu l'un des «Pères», en particulier grâce à la déclaration du 9 mai 1950, que l'on retient de Robert Schuman, dont on peut visiter la maison à Scy-Chazelles (Moselle).